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 Blogue sur le pétrole  


 
Attention

J’ai modifié la disposition de ce blogue pour que les informations les plus récentes soient au début et les plus anciennes à la fin. Ce qui est l’ordre habituellement suivi dans un blogue.  Donc :

  • On retrouvera au début la variation du prix du baril
  • Suivi du but de ce blogueL’OPEP c’est quoi ?
  • Les problèmes suite à la baisse
  • Information sur ce qui suit
  • Puis le début chronologique par ordre descendant.
 
 
Variation du prix du baril pour 2016 - 2017 pour le WTI

Bas : 26,21$ le 11 février 2016
 
Haut : 55.17$ le 3 janvier 2017

Vendredi le 10 février 2016, le baril se négociait à 53,58$.


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Le but de ce blogue est de suivre l’évolution des tractations des producteurs de pétrole pour en arriver en une entente sur la réduction de la production.

L’information change régulièrement et j’inclus une partie de cette information dans les Nouvelles du jour de notre site Web.  Parfois l’information sort les fins de semaine et cette information est disséminée dans plusieurs pages sur notre site.  Même si l'on a un engin de recherche rapide, ce n’est pas évident de se faire une idée de l’évolution de ce dossier.

Je vais donc colliger toute l’information sur le pétrole publiée dans les Nouvelles du jour et lors de nos rencontres sous ce blogue pour que l’on puisse en suivre l’historique.

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L’OPEP c’est quoi ?

Fondée en 1960, l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) ou OPEC en anglais rassemble 14 pays qui, comme son nom l’indique, exportent du pétrole. Elle vise principalement à réguler le cours du brut en coordonnant notamment la production de ses membres autour d’un niveau total de 30 à 40 millions de barils par jour. Contrairement à une idée assez répandue, ces pays membres ne sont pas tous issus du monde arabe.

Les 14 pays membres

Les deux plus grands producteurs au sein de l’OPEP sont l’Arabie et l’Irak. On y ajoute, les Émirats Arabes unis, le Koweït, le Qatar, l’Algérie et la Libye.

Il y a sept autres pays non arabes qui sont membre.

En Afrique : l’Angola, le Gabon, et le Nigéria
 
En Amérique du Sud : L’Équateur et le Venezuela
 
En Asie : l’Indonésie
 
Au Moyen-Orient : l’Iran

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Les problèmes suite à la baisse du baril de pétrole

La baisse du baril de pétrole a fait mal aux grands producteurs de pétrole autant pour les pays membres de l’OPEP que pour ceux hors de ce regroupement.  L’Arabie dont les revenus ne cessaient de s’accumuler, a vu rétrécir sa bourse à un point tel qu’elle a dû vendre de nombreuses réserves en monnaies étrangères pour subvenir à ses besoins.

L’Alberta qui avait réussi à bonifier fortement son Heritage Found, a présenbtement un fonds négatif. Le coût de production avec les sables bitumineux est supérieur au prix de vente du baril.  Il en est de même pour les producteurs par fracturation.

Depuis le début de l’année 2016, l’Arabie saoudite tente de limiter la production mondiale du pétrole pour en diminuer les inventaires et ainsi faire progresser le prix du baril vers les 50$.



Information sur ce qui suit

Pour la suite, ce sera l’historique de mes interventions sur ce sujet telles qu’elles ont été publiées aux dates indiquées. Il y a également le lien vers une présentation PowerPoint que j’ai faite le 22 octobre au User Group.

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2017-02-13

Niveau de production du pétrole
Les investisseurs semblent avoir terminé leurs lunes de miel avec l’OPEP. Le nombre de contrats sur les prix futurs a diminué de façon marquée. Ils ne croient pas que la hausse va aller au-delà des 55$.  Les positions Longues ont baissé de 1,8% alors que les positions Short ont augmenté de 26%.

Alors que l’OPEP voit la production passer de près de 35 millions à 32,3 millions de barils par jour, les Américains ont percé le plus grand nombre de puits de gaz de schiste depuis quatre ans.

Pour la semaine se terminant le 3 février, la production quotidienne américaine du brut a été de 8,98 millions de barils selon la EIA, soit une augmentation d’un demi-million de barils.


2017-02-10

IEA et les coupes de l’OPEP
L'International Energy Agency a dit cette nuit que l’OPEP a atteint 90% de son objectif initial de réduction de la production alors que la demande a augmenté plus rapidement que prévu.  À l’annonce de ces résultats, le prix du baril a fait un saut à 53,58$.

Le tableau suivant montre le pourcentage de coupe par pays selon les objectifs qui ont été fixés.  Au début, tout le monde était sceptique sur l’atteinte des résultats, car ces pays étaient réputés pour tricher.

  

 
2017-02-08

 
Le pétrole baisse
 
Les inventaires américains auraient grimpé de 14,2 millions de barils et ceux de l’essence de 2,9 millions de barils.  Ce qui a fait chuter le prix du baril dans les 51$.  Le prix du baril plus élevé fait augmenter la production des gaz de schiste.  La EIA, Energy Information Agency, prévoit que les E.U. vont avoir l’an prochain, la plus grosse production de pétrole depuis 1970.

Les États-Unis ne faisant pas partie de l’entente de l’OPEP pour réduire production, ils vont donc en profiter pour augmenter la leur.  Les chiffres officiels seront publiés ce matin à 10h30.

2017-01-18

Le pétrole de l’Arabie saoudite
L’Arabie a promis de réduire les taxes qu’Aramco paie à l’État.  Aramco est la plus grosse compagnie pétrolière et elle appartient à la couronne de l’Arabie saoudite.  La raison invoquée par l’Arabie est de la rendre plus attrayante pour les investisseurs lors de l’IPO qui sera lancé en 2018.  Ils veulent que ce soit la plus grosse émission de l’histoire.

C’est fort probablement cette nouvelle qui a fait baisser le prix du baril. La baisse a commencé à la même heure que cette annonce qui a été rendue publique à 4h00 heure de l’Est.


  
 
 
 
2017-01-16

L’OPEP jette une douche froide
L’OPEP a annoncé hier qu’elle ne reporterait probablement pas au-delà de six mois l’entente de réduction de la production.  Étant donné que tout le monde semble s’en tenir à l’entente et que les prix semblent vouloir se stabiliser, la réduction ne serait plus requise. Ils entrevoient également une augmentation générale de la demande.

Khalid Al-Falih a dit « Tous les joueurs ont indiqué qu’ils étaient prêts à prolongé l’entente si nécessaire, mais selon mon jugement d’aujourd’hui, je pense qu’il est peu probable qu’on aile besoin de continuer ».


2017-01-15

Le prix du baril du pétrole a subi sa pire semaine depuis le mois de novembre.  Les Futures ont baissé de 1,2% vendredi, et glissé de 3% pour la semaine dernière.

Le fait que l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle baisserait sa production sous la barre des 10 millions de barils par jour et qu’elle renouvellerait son engagement dans six mois ne pourra être validé tant que les volumes produits mensuellement ne pourront être vérifiés.

De plus, un gros pétrolier est en route pour la Libye afin de prendre une cargaison de brute provenant des puits de la station Sahara et qui avait été ralentie.  On sait que la Libye ne fait pas partie de l’accord de réduction de la production.

Il y a également la production américaine qui ne fait pas partie de l’entente dont la production a augmenté de 176 000 barils la semaine dernière.

Les prix ne réussissent pas à dépasser la barre des 55$.

  


Un autre danger guette les producteurs.  Si l’augmentation de la valeur d’un baril monte au-dessus de 60$, on verra de nouveaux joueurs ou encore des membres qui vont décider de produire plus.

Donc, un avenir fragile pour le brut.


2017-01-09
Le prix du baril a chuté fortement aujourd’hui en fermant la journée à 51,91$.  Il commence à y avoir des doutes sur la capacité des pays à tenir leurs promesses de diminution de la production.

Déjà au départ, la comptabilisation de la production des pays du Gulf est très aléatoire.  Ils ne calculent pas la quantité produite à la tête des puits.  C’est plutôt une moyenne qui est faite beaucoup plus tard, voir plus d’un mois, basée sur les quantités chargées dans les pétroliers et dans les citernes.  Aux États-Unis, les quantités sont publiées chaque semaine.

L’Iraq
Ce pays a augmenté à un niveau record sa production selon les chiffres de décembre.  L’Iraq ne voulait pas au début réduire sa production et les spécialistes veulent voir comment les pays en dehors du Gulf vont tenir leurs promesses.  Il suffit d’un ou deux pays tricheurs et toute l’entente va s’effondrer.

Ça explique cette forte baisse depuis la semaine dernière et plus particulièrement celle d’aujourd’hui.

  


2017-01-05
Le prix du pétrole démontre une certaine vigueur, mais une grande partie est due à la baisse marquée du dollar américain. L’analyse du procès-verbal de la FED du mois décembre donne un air pessimiste à l’USD et l’a fait faiblir par rapport aux autres monnaies. Ce soir du 5 janvier, le baril affichait 53,69$.

Le 27 décembre 2016, l'USD donnait 1,3576 CAD alors que ce 5 janvier, il n’en donne que 1,3235 CAD.


2017-01-05
Depuis janvier, la production du pétrole aurait baissé de 310 000 barils. Mais ce n’est pas l’enthousiasme qui a fait baissé la production. Oui, le Kuwait a coupé 130 000 baril, mais le reste serait dû à des problèmes de production rencontrés par le Nigéria.


2017-01-03  
Après que le Kuwait ait annoncé qu’il couperait sa production de 130 000 barils, le prix du pétrole a monté en flèche, touchant 55,17$, ce matin.  Donnant la preuve que l’entente de l’OPEP pourrait bien marcher.

Durant ce temps, aux États-Unis, les producteurs fouettés par l’augmentation des prix ajoutent des plates-formes de forage depuis neuf semaines atteignant ainsi un sommet depuis plus d’un an.


2016-12-19

Le pétrole et la Libye

Comme vous le savez, la Libye et le Nigéria ont été exemptés de réduire leurs productions pour cause de conflits armés. La Libye a de la difficulté à contrôler deux gros producteurs qui veulent remettre en fonction deux champs pétroliers, l’Éléphant et le Sahara, qui étaient en arrêt depuis plus d’un an et demi.

Le Sahara est le plus gros champ pétrolier de la Libye. Ils ne savent pas pourquoi ils veulent revenir sur leurs positions ni quand le pétrole va se remettre à couler.

Ça pourrait expliquer la baisse du baril de ce matin.


2016-12-12

La réduction de la production du pétrole

Selon les estimations qui ont été faites, la réduction annoncée par l’OPEP et les 11 autres pays producteurs, pourrait donner 760 000 barils par jour. Ce qui représenterait 46% des 300 millions des surplus d’inventaires actuels au cours des six premiers mois de 2017.

Ces calculs pourront tenir si tous ces pays adhèrent au programme annoncé. Mais il y a beaucoup d’échappatoires possibles. Par exemple, on ne connait pas l’impact de la Libye et du Nigéria qui ont été exemptés par l’OPEP. Et est-ce que la Russie va tenir son engagement de couper près de 300 000 barils par jour, elle qui par le passé n’a pas été fiable.

En ce lundi soir, le baril du pétrole affichait 52,64$.

Voici un graphique qui montre une baisse des stocks de pétrole depuis quatre semaines vs le prix du WTI. Ce qui est surprenant c’est que la diminution de la production ne prend effet qu’en janvier.

 


2016-12-10

À la suite de la rencontre entre l’OPEP et les pays non membres à Vienne aujourd’hui, il y aurait eu une entente sur la réduction de la production du pétrole. Cette entente dépasse ce qui avait été espéré.

L’Arabie saoudite a d’abord annoncé qu’elle couperait sa production au niveau de 10,06 millions de barils par jour, soit plus bas qu’une première estimation du 30 novembre. Et le ministre du Pétrole de l’Arabie a l’intention de couper en bas de 10 MBJ.

La Russie et les autres pays non membres, devant l’effort de l’Arabie, ont annoncé qu’ils diminueraient leurs productions de 558 000 BJ. Ce qui est près des 600 000 barils estimés.

L’OPEP et les signataires hors OPEP qui ont signé l’entente de réduction représentent 60% de la production mondiale. Mais il y a des producteurs majeurs qui ne font pas parti de l’entente. On parle des États-Unis, du Canada, de la Chine, de la Norvège et du Brésil.

Et il y a trois membres de l’OPEP qui ont été exemptés, le Nigéria et la Libye et l’Iran qui pourra augmenter sa production jusqu’à 3,8 MBJ.

Voici un tableau qui montre la production de pétrole pour 10 pays non membres de l’OPEP de 2001 à 2015. Depuis 2016, la production a passablement augmenté.

Le baril de pétrole est à 51,48$ ce samedi soir.

Le Québec a passé la nuit dernière la loi 106 sur la politique énergétique qui a été adoptée par 62 voix contre 38. Cette loi a entre autres un volet qui abolira l’amendement qui empêchait la fracturation hydraulique. C’est une bonne nouvelle pour les pétrolières, mais ça doit être très bien encadré.

Ce dimanche soir, le prix du baril a explosé, il indique 53,94$ comme montre ce graphique.



2016-12-07

Le pétrole WTI a chuté de 2,3% mercredi suite à différents facteurs. Au moment d’écrire ces lignes ce mercredi soir, le pétrole s’affichait à 49,96$.

Les stocks de pétrole à Cushing en Oklahoma ont monté de 3,8 millions de barils la semaine dernière à 65,3 MB, soit le plus haut niveau depuis septembre.  Les producteurs américains de pétrole de schiste ont recommencé à produire, causant une augmentation des stocks.



Une autre raison de cette baisse, et qui est fort probablement la vraie, est que les coupes anticipées ne se matérialiseront pas. L’OPEP n’a aucun moyen de forcer ses membres à respecter les coupes. Et la Russie ne diminuera pas sa production en voyant les États-Unis augmenter la leur.

Donc la réunion de la fin de semaine à Vienne avec les 14 pays hors de l’OPEP, risque de tourner au vinaigre et voir le baril chuter fortement.

Une autre nouvelle reliée de loin

La Russie vient de vendre 19,5% de Rosneft, le plus gros producteur de pétrole de la Russie appartenant à l’état et qui pompe 5 MB par jour. Cette vente a été faite à Glencore Plc, un courtier de commodité, et au Fonds souverain du Quatar.

Est-ce que la Russie peut se servir de ça pour dire qu’elle a réduit sa production ?

Donc à suivre de près.

2016-12-06

L’OPEP va rencontrer les producteurs de pétrole non-membre de leur organisation samedi à Vienne. Le but est de s’entendre sur la répartition de la coupe dans la production. Ils ont invité 14 non-membres à cette rencontre, qui ensemble produisent environ 20% de la consommation mondiale. Mais il risque d’y avoir des grincements. L’OPEP qui produit à très grand volume aura de la misère à contrôler ses membres qui ont tendance à tricher.


L’OPEP s’est attendue de couper 1,2 MBJ apparemment pour 6 mois seulement à compter de janvier 2017.
Entre temps, le prix du baril a tendance à baisser, touchant la barre des 51$ aujourd’hui.


2016-12-02

Le pétrole a dépassé les 51$ hier et est en baisse aujourd’hui.

Cette lune de miel pourrait bien être de courte durée, lorsque les lectures de la production seront faites au début de 2017. Il y a trop de choses incontrôlables.

La Russie a dit qu’elle accepterait une coupe de 300 000 barils qui serait attribuée proportionnellement vers les producteurs qui adhèreront à ce programme.  Mais rien n’a été indiqué sur la manière pour y parvenir ni sur les contrôles qui pourraient être mis en place.


Tous voudront attendre de voir ce que les autres feront en premier.

Il y a le Nigéria et la Libye qui ont été exemptés des coupes et l’Iran qui pourra augmenter sa production jusqu’à 3,8 MBJ. Les deux premiers pays pourront produire autant qu’ils le désirent, il n’y aura pas de contrôle sur leurs productions.

Si le prix du baril monte jusqu’à 60$, les producteurs de gaz de schiste américains vont commencer à reproduire. Tout ce beau monde va rajouter quelques millions de BJ et les coupes n’auront rien servi.

L’OPEP rencontrera dans une dizaine de jours les pays non membres afin de signer une entente sur les coupes. La façon dont ça sera réparti pourrait causer de la grogne et causer des surprises.

C’est donc à suivre


2016-11-30 12h00

Après d'intenses discussions depuis quelques jours, il y aurait eu une entente ce matin entre les pays de l’OPEP. Ce qui a permis ce résultat est l’exclusion de l’Iran de la réduction de la production. Il lui sera permis de l’augmenter jusqu’à 3,8 millions de barils par jour.

L’OPEP réduira sa production à 32,5 MBJ, le 16 octobre elle a produit 33,643 MBJ. L’Arabie la réduira à 10,058 MBJ, ce qui représenterait une coupe de 209 000 BJ.

Il est difficile d’avoir la production exacte de pétrole par les pays de l’OPEP. Plusieurs recherches sur le Net donnent des quantités différentes.

Mais les problèmes restent à venir. On ne connait pas encore le détail pour les autres pays de l’OPEP. Et la réduction pour les pays hors de l’OPEP, on ne connait pas encore le scénario. Il leur sera demandé une coupe de 600 000 BJ lors d’une rencontre prévue la semaine prochaine à Doha.

La Russie dit que si les pays de l’OPEP peuvent s’entendre sur une réduction, elle pourrait revoir sa décision.

Entre temps, le baril indique maintenant une valeur de 49,10$. Le dollar canadien a monté de 0,50$ depuis hier au soir pour redescendre quelque peu depuis ce temps.

Ça sera à suivre.


2016-11-30

Journée charnière pour le pétrole. La réunion de la dernière chance aura lieu aujourd’hui à Vienne. Le prix du baril a été à la hausse et à la baisse depuis une semaine selon les nouvelles provenant de l’OPEP.

Ce matin, le ministre Iranien du Pétrole a dit que les producteurs vont arriver à une entente sans que son pays ait à geler sa production. Ce qui a donné un vent d’optimisme pour l’entente et vers les 2h30 cette nuit, le pétrole s’est envolé. Voir le graphique qui suit qui montre la hausse du baril à 7h00 ET ce matin.


Encore hier au soir, Goldman Sachs estimait les chances d’un accord à seulement 30%.

Les ministres du Pétrole de l’Iraq et de l’Algérie on dit que leurs nations seraient prêtes à réduire la production.  La Russie qui disait qu’elle ne participerait pas à la réunion pourrait y revenir avec une position plus flexible.

C’est parti dans la bonne direction, mais i reste encore beaucoup de discussions sur la manière dont la réduction pourrait être attribué à chaque pays.  On parle d’un faible impact pour chaque pays, mais lorsque la politique s’insinue dans un processus de négociation, tout peut déraper sur un rien.

Entre temps, les titres d’énergie sont tous en forte hausse.

C’est à suivre attentivement aujourd’hui.


2016-11-29

L’OPEP et la réduction de la production

La direction de l’OPEP n’a pas réussi à rallier les non-membres sur une baisse de la production. Comme l'Arabie n’aime pas perdre la face, elle a changé son fusil d’épaule et elle a annoncé le plus sérieusement du monde que la baisse de la production n’était pas essentielle.

La réunion formelle de ce lundi a été annulée. Mais des discussions diplomatiques ont eu lieu toute la journée.

Après plus de 10 heures de discussion, l’Iran et l’Irak continuent à s’opposer à tout plan de baisse de la production. La rencontre de mercredi à Vienne est toujours à l’ordre du jour, mais qu’est ce qu’il va en sortir est bien difficile à prévoir. On connait la facilité de l’Arabie saoudite à changer d’idée en quelques heures après avoir affirmé l’inverse. Entre temps, le prix du baril oscille tout en étant prêt à chuter.

Ce mardi matin

Les membres de l’OPEP sont divisés et ils ne parviennent pas à régler leurs différends sur cette épineuse question. Alors, les producteurs de pétrole hors OPEP sont de moins en moins enclins à négocier une baise de production. Déjà, la Russie a annoncé qu’elle ne participera probablement pas à la réunion de demain à Vienne.


Selon Goldman Sachs le prix du baril de pétrole pourrait avoir un mouvement de 6$ mercredi basé sur la volatilité implicite des contrats d’options sur le pétrole.



2016-11-28

L’OPEP et les coupes de production

Ça bouge énormément du côté des producteurs de pétrole. À l’agenda, une possible réunion aujourd'hui avec les pays non alignés avec l’OPEP afin de préparer la rencontre de mercredi à Vienne pour proposer une première réduction de la production en huit ans.

Mais il n’y a plus rien qui tient. La Russie ne veut plus rien savoir sur les coupes de production, et l’Irak qui se disait prête à consentir des coupes, est devenue très réticente.

Aujourd’hui, il y a toutes sortes d’efforts diplomatiques pour une entente mercredi. L’Arabie a délégué des responsables du pétrole à Moscou en lançant l’idée que le club des pétroliers n’aura peut-être pas à couper dans la production.

Ils prévoient qu'une augmentation dans la demande pour 2017 stabilisera les prix. Ce commentaire est arrivé deux jours après que l’Arabie ait décidé de ne pas participer à la rencontre préparatoire avec les pays non membres de l’OPEP qui devait être tenue aujourd’hui lundi.

La Russie ne veut plus rien entendre de coupe et voudrait que la production soit gelée au niveau de la production actuelle. C’est sûr que c’est avantageux pour elle, car elle a augmenté au maximum sa production depuis plus de deux mois pour atteindre des niveaux record de production. Il faut dire que l’Arabie a fait exactement la même chose.

Voici un tableau qui monte le volume par pays en date d’octobre 2016.


Sur un espoir de gel au niveau actuel, le cours du pétrole qui avait baissé hier jusqu’à 45,21$ est en hausse cette nuit jusqu’au-dessus des 46$. C’est donc à surveiller.

Mais s’il n’y avait pas d’accord mercredi, je ne serais pas surpris de voir le baril descendre sous la barre des 40$.



2016-11-24

L’OPEP et la Russie

Les pays de l’OPEP font face à la résistance de la Russie pour diminuer la production. Elle voudrait que l’on puisse geler la production au niveau record d’aujourd’hui, ce que l’Arabie refuse.

Il y aura une réunion préparatoire le 28 novembre, soit lundi prochain, où la Russie, l’Azerbaïdjan et le Mexique, participeront. Il y a fort à parier qu’il n’y aura pas d’entente pour le 30 novembre à Vienne.
La Russie se préparait depuis longtemps à proposer un gel. C’est pour ça qu’elle a poussé sa production à sa limite.

Le Premier Ministre de l’Irak a dit ce mercredi qu’il était prêt à épauler une partie des coupes. Ce qui enlèverait un des nombreux obstacles avant un accord.


2016-11-23

L’OPEP

L’Arabie saoudite se rend compte qu’elle n’a plus le pouvoir d’imposer ses vues aux autres producteurs. Avant elle pouvait les menacer économiquement et également par des menaces d’interventions armées.

Les pays comme l’Iran et l’Irak veulent être traités comme des partenaires égaux avec l’Arabie et ils n’ont aucunement l’intention de couper dans leurs productions. Bien au contraire, ils veulent l’augmenter. Ces deux pays contribuent actuellement pour près du quart de la production de l’OPEP et comptent bien faire jouer leurs poids.

Ça soulève certaines inquiétudes pour une entente le 30 novembre prochain à Vienne.



2016-11-21

L’OPEP et la Russie
L’OPEP a discuté avec la Russie et il semble qu’elle pourrait apporter son soutien à la baisse de production. Mais il faut dire que les grands producteurs de ce monde ont poussé l’audace de remonter encore leurs productions qui dépasse maintenant les 34 millions de barils par jour. C’est sûr qu’ils n’auront pas de problèmes à couper quelques centaines de milliers de barils.

Ce sont les autres producteurs qui pourraient mettre des bâtons dans les roues. Ceci explique la hausse du prix du baril. On verra le 30 novembre ce qu’il y aura comme consensus, ce qui pourrait bien ne pas avoir lieu.


2016-11-02

Voici la courbe du pétrole depuis un mois


On constate que le marché ne croit pas beaucoup à la volonté de l’OPEP de vouloir couper dans leur production.


2016-10-25

Lors de la rencontre du User Group du 25 octobre dernier, j’ai fait une présentation intitulée Où s’en va le pétrole. Cliquer sur ce titre pour voir la présentation où vous pourrez voir certaines données fort intéressantes.


2016-10-12

Le prix du baril de pétrole va-t-il continuer à monter ? C’est une question que l’on peut se poser. Le gel dans la production me semble plus risible qu’une réalité. En prévision de cette éventualité, les gros producteurs ont ouvert les vannes afin d’augmenter leurs productions à un niveau record.


L’Arabie saoudite qui était le plus gros producteur au monde s’est fait dépasser par la Russie. C’est un calcul de la part de Poutine maintenant qu’ils produisent à leurs niveaux maximums, ils deviennent d’accord avec un gel au niveau actuel.

Mais comment ce gel va être implanté est une autre histoire. Il y a une rencontre de prévue le 30 novembre à Vienne pour en discuter et répartir cette faible réduction qui est plutôt symbolique. On parle de limiter la production à 33 millions de barils par jour alors que le sommet de la production a été atteint en septembre avec une production de 33.750 millions de barils.  Ceci est sans compter que l’Iran et le Venezuela ne couperont pas leurs productions.

Donc, les fluctuations actuelles du coût du baril sont basées sur des nouvelles qui semblent positives, mais en réalité ça ressemble à du vent.

Voici un tableau qui montre la variation du prix du pétrole depuis 1 an.




L’Arabie-Saoudite et la Russie

Les deux plus grands producteurs de pétrole au monde disent qu’ils s'ont prêt à coopérer pour réduire la production, afin de faire augmenter les prix. Vladimir Poutine l’a annoncé aujourd’hui (lundi) au World Energy Congress à Istanbul. Ils espèrent ainsi faire monter le baril à 60$ pour la fin de l’année.

Mais il y a encore bien des embuches et les coupures pourraient être difficiles à implanter avant la fin de l’année. La production de la Russie et de l’OPEP représente plus de 50% de la disponibilité quotidienne mondiale. Il faudra voir comment les non-membres vont réagir.

Déjà en Russie, le président d’un producteur de pétrole a dit qu’il ne couperait pas sa production. Un analyste a dit que l’augmentation du baril à 60$ relancerait la production américaine dans les gaz de schiste. Donc augmentation du volume, et Goldman-Sachs, doute fortement du succès de cette diminution de la production.

Sovereign Wealth Fund

Comme j’en avais parlé au courant de l’été, l’Arabie saoudite veut se diversifier pour être moins dépendante du pétrole. Via son Sovereign Wealth Fund et en partenaire avec la SoftBank Group, elle lance un nouveau fonds orienté sur les technos avec un capital de 100G$. Elle voudrait bien voir d’autres partenaires arables participer à ce fonds.


2016-09-13

L’agence internationale de l’énergie, IEA, dit que devant la surabondance du pétrole, l’offre excédentaire va durer au moins jusqu’en 2017. Ce qui ne va pas aider le prix du pétrole, ni les producteurs de gaz de schiste, ni l'économie de plusieurs pays.


2016-08-30

Les nouveaux gisements de pétrole se font rares.
Les nouvelles découvertes en 2015 représentent un dixième de la moyenne depuis 1960. Et en 2016, elles risquent d’être encore plus bas.


2016-07-13

L’OPEP a gagné la bataille de la production

Depuis 2014, l’OPEP a déclenché une guerre dans le but d’éliminer les producteurs de gaz de schiste qui ne peuvent produire à un coup raisonnable. Ils ont privilégié le volume de la production au coût. Ce faisant, le prix du pet a baissé de 40%.  Mais on dirait qu’ils n’ont pas vu l’impact de leur surproduction. Ils en paient le prix aujourd’hui.

2016-07-06

Les réserves de pétrole
Les États-Unis auraient les plus grandes réserves de pétrole au monde dont 50% proviendraient du pétrole de schiste. Mais attention, ce chiffre comprend les réserves estimées de champs existant et également ceux qui ne sont pas encore découverts. Ça laisse de la place à beaucoup d’interprétation.



2016-06-07

L’Arabie saoudite continue de mettre en place son programme de transformation de son économie pour l’après-pétrole.

Elle planifie de rénover totalement son économie pour 2030. Elle va réduire les dépenses de sa fonction publique à 40% de son budget, alors qu’il est à 45% actuellement. Sa dette publique a monté à 30% de son PIB alors qu’elle était à 7,7%.

Ils ont créé le Sovering Founds pour créer la diversité attendue. Ce fonds a investi la semaine dernière 3,2G$ dans l’entreprise UBER. Ils veulent augmenter leurs revenus hors pétrole à 141G$ USD d’ici 2020, soit 20% de leurs PIB. En comparaison, il est actuellement de 6%.

Une commande qui semble bien difficile à atteindre. Beaucoup de choses vont être transformées en Arabie par le Prince Mohammed Bin-Salman et son ministre du pétrole Khalid Al-Falih qui a pris les rênes du pétrole.


2016-06-01

La réunion de l’OPEP de demain n’apportera pas grand-chose de nouveau

Certains problèmes de production du pétrole sur les marchés mondiaux comme les limites de l’Iran, les problèmes au Nigéria et les feux dans la région des sables bitumineux, ont fait baisser les inventaires du pétrole et les prix ont augmenté à plus de 50$. Après la déclaration de l’OPEP se disant satisfaite de la situation actuelle, le prix du baril a baissé dans le bas des 48$.


2016-05-24

L’Arabie Saoudite mobilise ses alliés du Golfe pour faire en sorte que l'ouverture de l'Iran à l'économie mondiale ne va pas aller sans heurts. Le Royaume ne peut empêcher la signature et des bénéfices de l’accord sur le nucléaire, mais elle a un plan B.

Le mois dernier, elle a sabordé l’entente sur la stabilisation de la production du pétrole, car elle ne voulait pas laisser le champ libre à l’Iran.  À Dubaï qui était leur principale porte d’entrée vers le monde, l’Iran se plaint qu’il y a de plus en plus de restrictions.  C’est une sorte de guerre froide économique.


2016-04-15

Les pays de l’OPEP se réunissent aujourd’hui à Doha

Ils discuteront de l’entente pour limiter le niveau de la production. Il n’y a rien de gagné et l’Iran pourrait carrément s’y opposer.  S’il n’y a pas d’entente, le prix du baril pourrait baisser pour effacer les gains qu’il a faits depuis deux semaines, même si une bonne partie est due à une baisse du dollar américain.


2016-02-18

Le pétrole qui continuait sa hausse ce matin à 31,46$ a baissé à 30,35$ ce soir. Les réserves qui avaient baissées de 746K barils la semaine dernière, ont augmenté de 2,15 Millions de barils cette semaine. Ce qui fait un inventaire de pétrole le plus élevé depuis au moins 1930. Les réserves sont estimées à 505 millions de barils en excluant les réserves stratégiques.


2016-02-17

Les principaux producteurs de l’OPEP tentent de stabiliser la production du pétrole au niveau du mois de janvier 2016. L’Arabie Saoudite et la Russie. Les deux plus gros producteurs ainsi que le Venezuela et le Qatar semblent s’être entendus sur ce sujet. Il reste à convaincre les autres membres de l’OPEP. Puis il y a l’Iran qui a fait sa première livraison cette semaine. Ce sera à suivre.

Voici un tableau qui montre par pays producteur le volume de chacun. Ces données datent d’octobre 2015. Données intéressantes à comparer avec celle de la fin de 2016.

 


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